Veille Scientifique étudiante concernant la cognition partagée (SharedCognition) et la polarisation politique
Alimenté par : Claudia Dapino Ponel, Madeline Desmurs
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Dernière synchronisation : 11/06/2026
Exp Brain Res . 2021;239 (3) :923-936
This study compared how two virtual display conditions of human body expressions influenced explicit and implicit dimensions of emotion perception and response behavior in women and men. Two avatars displayed emotional interactions (angry, sad, affectionate, happy) in a "pictorial" condition depicting the emotional interactive partners on a screen within a virtual environment and a "visual" condition allowing participants to share space with the avatars, thereby enhancing co-presence and agency. Subsequently to stimulus presentation, explicit valence perception and response tendency (i.e. the explicit tendency to avoid or approach the situation) were assessed on rating scales. Implicit responses, i.e. postural and autonomic responses towards the observed interactions were measured by means of postural displacement and changes in skin conductance. Results showed that self-reported presence differed between pictorial and visual conditions, however, it was not correlated with skin conductance responses. Valence perception was only marginally influenced by the virtual condition and not at all by explicit response behavior. There were gender-mediated effects on postural response tendencies as well as gender differences in explicit response behavior but not in valence perception. Exploratory analyses revealed a link between valence perception and preferred behavioral response in women but not in men. We conclude that the display condition seems to influence automatic motivational tendencies but not higher level cognitive evaluations. Moreover, intragroup differences in explicit and implicit response behavior highlight the importance of individual factors beyond gender.
Une plus forte sensation de co-présence physique avec des avatars (générée par une vision en relief et la liberté de mouvement) améliore la perception des émotions et amplifie les réponses comportementales ou physiologiques des observateurs.
Les femmes affichent une plus grande sensibilité émotionnelle et des réponses physiologiques plus marquées que les hommes face à ces interactions d'avatars.
42 participants (21 femmes et 21 hommes).
Âge : entre 18 et 34 ans (moyenne de 23 ans).
Critères : vision stéréoscopique normale, pas de troubles neurologiques ou psychiatriques.
Équipement : casque de réalité virtuelle (HTC Vive) et système de capture de mouvement.
Tâche : observer des animations d'avatars en format "point-light" (représentés par des points lumineux en mouvement) qui interagissent de manière émotionnelle.
Deux configurations testées : soit les avatars sont vus à plat sur un écran virtuel (faible co-présence), soit ils sont intégrés en volume dans l'espace du participant, permettant de tourner autour (forte co-présence).
Questionnaires (échelles de Likert) : pour mesurer la présence ressentie, la valence de l'émotion et l'envie d'approcher ou de fuir la scène.
Capteurs physiologiques : électrodes sur les doigts pour mesurer la réponse de conductance cutanée (SCL/SCR).
Plateforme de force / Capture de mouvement : pour analyser les micro-déplacements et l'équilibre postural du participant pendant l'observation.
La condition 3D immersive augmente significativement la sensation de co-présence et pousse à des choix d'évitement plus nets face aux émotions négatives (colère).
Contrairement aux attentes, la réalité virtuelle immersive n'a pas amplifié les réactions physiologiques (sueur, posture) par rapport à l'écran plat virtuel.
Les femmes ont jugé les interactions positives plus agréables et les interactions négatives plus désagréables que les hommes, confirmant une sensibilité explicite plus forte.