Veille Scientifique étudiante concernant la cognition partagée (SharedCognition) et la polarisation politique
Alimenté par : Claudia Dapino Ponel, Madeline Desmurs
Cette application est une plateforme collaborative de veille scientifique permettant d'importer des publications depuis PubMed, de suivre leur lecture, d'en extraire les éléments méthodologiques clés (protocole, variables, résultats), et de constituer une synthÚse structurée pour faciliter la réalisation de revues de littérature.
DerniĂšre synchronisation : 11/06/2026
Psychol Sci . 2014;25 (12) :2209-16
In two studies, we found that sharing an experience with another person, without communicating, amplifies one's experience. Both pleasant and unpleasant experiences were more intense when shared. In Study 1, participants tasted pleasant chocolate. They judged the chocolate to be more likeable and flavorful when they tasted it at the same time that another person did than when that other person was present but engaged in a different activity. Although these results were consistent with our hypothesis that shared experiences are amplified compared with unshared experiences, it could also be the case that shared experiences are more enjoyable in general. We designed Study 2 to distinguish between these two explanations. In this study, participants tasted unpleasantly bitter chocolate and judged it to be less likeable when they tasted it simultaneously with another person than when that other person was present but doing something else. These results support the amplification hypothesis.
Le simple fait de partager une expĂ©rience simultanĂ©ment avec quelqu'un d'autre (mĂȘme en silence et sans communiquer) amplifie l'intensitĂ© de cette expĂ©rience.
L'expérience partagée amplifie la perception globale (le bon devient meilleur, le mauvais devient pire) , plutÎt que de simplement rendre l'expérience globalement plus agréable en soi.
Ătude 1 : 23 Ă©tudiantes de premier cycle de l'universitĂ© de Yale (moyenne d'Ăąge : 19 ans).
Ătude 2 : 22 Ă©tudiantes de premier cycle de l'universitĂ© de Yale (moyenne d'Ăąge : 19 ans).
Note : Ăchantillons uniquement fĂ©minins pour rĂ©duire la variance statistique.
Variable Indépendante (VI) : La nature de l'expérience, testée en plan intra-sujet (chaque participante passe par les deux conditions):
Condition partagĂ©e : La participante effectue l'activitĂ© en mĂȘme temps que le complice.
Condition non partagée : La participante effectue l'activité pendant que le complice fait autre chose.
Variables Dépendantes (VD) : * Appréciation du produit (goût, saveur, prix estimé).
Intensité perçue et niveau d'absorption dans la tùche.
Ressenti relationnel (connexion avec l'autre, appréciation du complice).
Dispositif : La participante est installée cÎte à cÎte avec une fausse participante (une complice de l'expérience). Elles ont interdiction de communiquer (verbalement ou visuellement).
ScĂ©nario (Ătude 1 - AgrĂ©able) : DĂ©gustation de deux morceaux de chocolat noir (70%) identiques. Dans un cas, le complice mange le mĂȘme chocolat ; dans l'autre, le complice regarde des peintures.
ScĂ©nario (Ătude 2 - DĂ©sagrĂ©able) : DĂ©gustation de "substituts de chocolat" amers (chocolat Ă 90%). Dans un cas, le complice mange aussi (un carrĂ© sucrĂ© en secret) ; dans l'autre, le complice analyse des brochures de calculatrices.
Couverture : Les participantes croient évaluer des produits différents à chaque essai et pensent que l'ordre des tùches est aléatoire pour les deux.
Ăchelles de notation (0 Ă 10) : Questionnaires immĂ©diats sur papier aprĂšs 50 secondes d'activitĂ©.
Format des questions : Ăvaluation du goĂ»t ("Ă quel point aimez-vous..."), de l'intensitĂ©, de la concentration, et du sentiment "d'ĂȘtre sur la mĂȘme longueur d'onde".
Questionnaire final libre : Pour vérifier si elles ont capté la supercherie (aucune n'a grillé que les chocolats étaient identiques ou que le complice influençait leurs notes).
Ătude 1 (Chocolat agrĂ©able) : Le chocolat est jugĂ© significativement plus apprĂ©ciable (7,00 vs 5,46) et plus savoureux (6,83 vs 5,57) dans la condition partagĂ©e.
Ătude 2 (Chocolat amer) : Le chocolat est jugĂ© significativement moins bon (2,45 vs 3,16) lorsqu'il est consommĂ© en mĂȘme temps que l'autre.
Effets secondaires : En condition partagĂ©e, les participantes se sentent plus "sur la mĂȘme longueur d'onde" et rapportent une tendance Ă ĂȘtre plus absorbĂ©es par le stimulus.
Le simple fait de savoir qu'une autre personne vit la mĂȘme expĂ©rience sensorielle que nous suffit Ă en amplifier les propriĂ©tĂ©s psychologiques (positives ou nĂ©gatives).
Ce phénomÚne se produit de maniÚre totalement inconsciente : les participantes n'attribuent jamais leur changement de perception à la présence de l'autre.